Ca va bientot faire dix jours maintenant que je suis aux Fidji, et je commence un peu a saturer.
Les "bula" en permanence (ok, ca veut dire "bonjour", mais ca veut surtout dire "come on, j'ai trop des trucs de malade a te vendre, allez, va-z-y, viendez quoi!"), les avances a deux balles, les "t'es mariee? T'es toute seule?! Ah, t'es toute seule..." *sourire entendu*, les remarques pseudophilosophiques sur la liberte des femmes en Occident... Plus ca va, et plus ca me saoule. Je ne parle meme pas des attentes sempiternelles qu'un truc se passe, qui evidemment n'arrive jamais. Ce matin, j'ai attendu trois heures un coup de fil avant de retourner dans ma chambre. Ca fait maintenant 5 heures que je poireaute tranquillement.
Bah, tranquillement n'est pas exactement le terme. J'ai clairement autre chose a foutre, notamment aller en ville pour croiser les personnes avec qui je dois partir demain, si tout se passe bien, et si non, organiser mon voyage toute seule. Bref, j'ai du pain sur la planche. Mais je ne peux m'organiser sans ce fichu coup de fil. Cerise sur le gateau, un Fidjien vient d'integrer le dortoir, que l'on va donc devoir partager a deux, alors que pendant dix jours j'ai reussi a faire de tous mes lieux de sejour des "female dormitory".
Donc cette journee s'annonce mal, je sens qu'il va falloir que je m'y fasse.
Sinon, cette semaine etait marrante, j'etais dans le meme hotel que deux equipes nationales de football venues disputer un derby : en rentrant de l'entrainement ils se plongent dans un baril de glace puis dans la piscine. Je te raconte pas l'etat de la piscine apres... Ils sont super nombreux et font un boucan de malade et, surtout, la veille de match, se mettent une vieille ruine a la biere+kava. Avec un tel regime, je comprends mieux pourquoi le football fidjien n'est pas au top.
lundi 5 avril 2010
samedi 3 avril 2010
Fiji Time
Le vol se passe comme d'habitude, c'est-a-dire bien hormis les quelques fois ou nous avons tous cru mourir, thanks to the turbulences.
A peine mon sac recupere, je cherche febrilement l'office de tourisme, dont tous mes guides m'indiquent la presence d'une antenne a l'aeroport. En fait d'office de tourisme, il n'y a que des agences de voyage, ce que nient en bloc toutes les personnes que je rencontre, evidemment. On essaie de me trainer d'agence en agence, je commence a voir rouge et passe a deux doigts d'insulter tout le monde.
Zen attitude et full contact spirit, je finis par sortir et recupere mon bus a 1.15 F$ au lieu des taxis a 20 F$. Le trajet -20 min a peu pres- est cool, le bus tout bringuebalant et je me sens comme dans le sous-continent indien. Direction : Downtown, ou le centre ville de Nadi, la capitale touristique puisque c'est ici qu'atterrit la quasi totalite des voyageurs.
Enfin, capitale, il faut le dire vite, Nadi, c'est avant tout une rue, longue certes, mais regulierement entrecoupee d'immenses espaces vides. Un groupe de mini-villages en somme. Downtown pourrait etre anime mais, he, on est dimanche, alors pas trop. Arrivee au terminus, je cherche mon futur quartier de residence et on m'explique que je dois prendre le bus vers l'aeroport et m'arreter a mi-chemin.
Donc revenir en arriere. Je deglutis lentement, des envies de meurtre sur moi-meme me prennent mais je temporise : hors de question de refaire le chemin inverse en bus, je vais marcher.
La, je prends pleinement conscience de la betise humaine, la mienne en l'occurrence. Plutot que de prendre 10 min (bon, en realite, c'etait plutot 20 min, mauvais calcul) en bus, j'ai mis plus d'une heure a rejoindre, entre bagages et chaleur assommante, un village situe a, quoi, 400 m de l'aeroport. Tout ca parce que j'ai betement cru que les cartes des guides de voyage n'etaient pas a l'echelle.
Donc que TOUTES les cartes de TOUS mes guides etaient erronees. Tout ca parce que je trouvais l'aeroport trop proche des hotels, et que ca n'avait pas de sens.
La connerie humaine n'a pas de limites, j'en suis la preuve vivante.
Bref, arrivee au premier hotel cheap que je vois (15 F$ la nuit, B&B et Internet gratuit, c'est un bon plan), je suis assez emerveillee par la chose. Construction en bois hyper chaleureuse, grande piscine au milieu des bungalows, jardin luxuriant ultra entretenu, accueil super souriant, c'est le paradise...
J'y apprendrai a mes depens et assez rapidement que, oui, on peut construire des hotels a quelques metres des pistes de decollage de l'aeroport international des Fidji.
Mais surtout, j'y fais une rencontre bien marrante, celle de Katja, une Allemande qui se balade en Oceanie depuis quelques mois deja. Elle affiche un sourire "on me la fait pas a moi" qui me fait bien marrer. On partage la meme chambre, female dormitory, et elle exerce son francais avec moi. J'avoue que ce n'est pas la premiere fois et que ca me fatigue un peu de devoir parler francais lentement et essayer de comprendre ce que les gens disent. Je ne comprends pas pourquoi les gens essaient toujours sur moi leurs competences linguistiques, bien que je trouve l'effort louable.
Une rencontre sympa, qui prend fin le lendemain puisqu'elle prend son vol de retour pour Auckland.
Quant a moi, je reste sur place, a boire du kava et faire des longueurs dans la piscine, histoire d'echapper aux mosquitos. En douceur, sans trop se presser, sans s'inquieter du temps qui passe outre mesure. C'est, comme sur toutes les iles tropicales du monde entier, un concept a lui tout seul. Ici, on l'appelle Fiji Time.
A peine mon sac recupere, je cherche febrilement l'office de tourisme, dont tous mes guides m'indiquent la presence d'une antenne a l'aeroport. En fait d'office de tourisme, il n'y a que des agences de voyage, ce que nient en bloc toutes les personnes que je rencontre, evidemment. On essaie de me trainer d'agence en agence, je commence a voir rouge et passe a deux doigts d'insulter tout le monde.
Zen attitude et full contact spirit, je finis par sortir et recupere mon bus a 1.15 F$ au lieu des taxis a 20 F$. Le trajet -20 min a peu pres- est cool, le bus tout bringuebalant et je me sens comme dans le sous-continent indien. Direction : Downtown, ou le centre ville de Nadi, la capitale touristique puisque c'est ici qu'atterrit la quasi totalite des voyageurs.
Enfin, capitale, il faut le dire vite, Nadi, c'est avant tout une rue, longue certes, mais regulierement entrecoupee d'immenses espaces vides. Un groupe de mini-villages en somme. Downtown pourrait etre anime mais, he, on est dimanche, alors pas trop. Arrivee au terminus, je cherche mon futur quartier de residence et on m'explique que je dois prendre le bus vers l'aeroport et m'arreter a mi-chemin.
Donc revenir en arriere. Je deglutis lentement, des envies de meurtre sur moi-meme me prennent mais je temporise : hors de question de refaire le chemin inverse en bus, je vais marcher.
La, je prends pleinement conscience de la betise humaine, la mienne en l'occurrence. Plutot que de prendre 10 min (bon, en realite, c'etait plutot 20 min, mauvais calcul) en bus, j'ai mis plus d'une heure a rejoindre, entre bagages et chaleur assommante, un village situe a, quoi, 400 m de l'aeroport. Tout ca parce que j'ai betement cru que les cartes des guides de voyage n'etaient pas a l'echelle.
Donc que TOUTES les cartes de TOUS mes guides etaient erronees. Tout ca parce que je trouvais l'aeroport trop proche des hotels, et que ca n'avait pas de sens.
La connerie humaine n'a pas de limites, j'en suis la preuve vivante.
Bref, arrivee au premier hotel cheap que je vois (15 F$ la nuit, B&B et Internet gratuit, c'est un bon plan), je suis assez emerveillee par la chose. Construction en bois hyper chaleureuse, grande piscine au milieu des bungalows, jardin luxuriant ultra entretenu, accueil super souriant, c'est le paradise...
J'y apprendrai a mes depens et assez rapidement que, oui, on peut construire des hotels a quelques metres des pistes de decollage de l'aeroport international des Fidji.
Mais surtout, j'y fais une rencontre bien marrante, celle de Katja, une Allemande qui se balade en Oceanie depuis quelques mois deja. Elle affiche un sourire "on me la fait pas a moi" qui me fait bien marrer. On partage la meme chambre, female dormitory, et elle exerce son francais avec moi. J'avoue que ce n'est pas la premiere fois et que ca me fatigue un peu de devoir parler francais lentement et essayer de comprendre ce que les gens disent. Je ne comprends pas pourquoi les gens essaient toujours sur moi leurs competences linguistiques, bien que je trouve l'effort louable.
Une rencontre sympa, qui prend fin le lendemain puisqu'elle prend son vol de retour pour Auckland.
Quant a moi, je reste sur place, a boire du kava et faire des longueurs dans la piscine, histoire d'echapper aux mosquitos. En douceur, sans trop se presser, sans s'inquieter du temps qui passe outre mesure. C'est, comme sur toutes les iles tropicales du monde entier, un concept a lui tout seul. Ici, on l'appelle Fiji Time.
Il va y avoir du sport...
Le depart pour les Fidji fut relativement epique. Apres avoir pose pour trois semaines mes affaires (une nouvelle valise pleine de souvenirs, gifts, prospectus et autre laptop) a la reception de l'hotel, je me dirige tranquillement vers l'aeroport en me remettant doucement de la murge de la veille. Le soir precedent, j'ai traine mes guetres dans un bar bonde qui, une fois n'est pas coutume, passe autre chose que Lady GaGa en boucle. J'y ai rencontre quelques vieux loups de mer aux cheveux longs et nombreux tatoos tres sympas qui, en plus de me proposer un tour en bateau pour Waiheke Island, une des iles phares de la baie d'Auckland, me glissent gentiment de quoi faire un joint dans mon paquet de clopes. On se dit a dans trois semaines et on se quitte.
Rentree a l'hotel, j'essaie tant bien que mal de ranger mes affaires et m'endors du sommeil du juste.
Le lendemain est donc plus folklo, je rate plusieurs bus avant de convoler vers mon terminal, et passe enfin les formalites d'usage jusqu'au dernier guichet ou, pour la premiere fois de ma vie de petit voyageur, on decide de fouiller mon sac. Je me pose donc dans un coin pour lire mes guides en attendant sagement que jeunesse se passe. C'est en apercevant le chien sniffeur qu'une sorte de voyant rouge s'est allumee dans ma tete : "Warning - Danger". Merde, le oinj! Je commence a reflechir a l'endroit ou j'ai bien pu fichtre mon paquet de clopes et je realise qu'il est sur moi, pas dans mon sac. Et le chien a quelques metres de moi a peine...
Et la... La j'ai beni les horribles paquets de clopes neo-zelandais : garnis de splendides images de mort, foie en decoposition ou bebes sous ecstas, ils me debectent tant et si bien que je deplace systematiquement tous les matins les cigarettes d'un paquet kiwi pour la version autrement plus soft des cigaret boxes dubaiennes. Resultat, l'herbe de Waiheke est restee dans un paquet vide qui repose tranquillement au fond de la poubelle de l'hotel.
Un reveil en douceur donc, qui annonce bien l'arrivee aux Fidji...
Rentree a l'hotel, j'essaie tant bien que mal de ranger mes affaires et m'endors du sommeil du juste.
Le lendemain est donc plus folklo, je rate plusieurs bus avant de convoler vers mon terminal, et passe enfin les formalites d'usage jusqu'au dernier guichet ou, pour la premiere fois de ma vie de petit voyageur, on decide de fouiller mon sac. Je me pose donc dans un coin pour lire mes guides en attendant sagement que jeunesse se passe. C'est en apercevant le chien sniffeur qu'une sorte de voyant rouge s'est allumee dans ma tete : "Warning - Danger". Merde, le oinj! Je commence a reflechir a l'endroit ou j'ai bien pu fichtre mon paquet de clopes et je realise qu'il est sur moi, pas dans mon sac. Et le chien a quelques metres de moi a peine...
Et la... La j'ai beni les horribles paquets de clopes neo-zelandais : garnis de splendides images de mort, foie en decoposition ou bebes sous ecstas, ils me debectent tant et si bien que je deplace systematiquement tous les matins les cigarettes d'un paquet kiwi pour la version autrement plus soft des cigaret boxes dubaiennes. Resultat, l'herbe de Waiheke est restee dans un paquet vide qui repose tranquillement au fond de la poubelle de l'hotel.
Un reveil en douceur donc, qui annonce bien l'arrivee aux Fidji...
jeudi 25 mars 2010
The Final Countdown
Nous sommes vendredi 26 mars à ma montre néo-zélandaise. Dans deux jours, Aoteora ("pays du long nuage blanc" en maori) ne sera plus qu'un lointain souvenir. Je pense que ça va me manquer, d'une part parce que je n'aurais pas fait tout ce que je voulais y faire, d'autre part parce que la simplicité apparente de la vie ici est très enviable.
Personnellement, je pense que c'est l'endroit idéal pour fonder une famille ou prendre sa retraite, mais ce n'est pas dans mes projets immédiats, donc pas de regret.
Ce qui m'aura frappée ici :
- Ils font tout à l'envers ici : la conduite à gauche (bon, j'ai vérifié, en fait c'était la procédure originale, c'est Napoléon qui aurait introduit la "conduite à droite" par simple stratégie militaire), les boutons de porte ne se tournent pas dans le bon sens, les cafés ferment à 16h, ils vendent leurs meilleurs produits à l'étranger et gardent les pourris etc.
- Le régime alimentaire est peu diététique et, de fait, la population a un taux d'obésité croissant. Et ça se voit.
- Les Kiwis sont assez fans d'activité physique. Au départ on pense que c'est pour attirer les touristes qu'ils en parlent autant mais, en fait, beaucoup de gens pratiquent régulièrement un sport : vélo, footing, nage etc. Et ce à tout âge.
- Les Kiwis n'ont peur de rien ni de personne : pour preuve, à l'aéroport, si tu prends un vol domestique, on ne te demande même pas ta carte d'identité. Même avec un nom arabe. Perso, je trouve ça très flippant, mais c'est probablement dû à ma lobotomisation par un système politique sécuritaire très performant.
- Les Kiwis sont super ouverts avec les étrangers, c'est très bonne ambiance.
- Mais pas forcément avec les leurs. Une certaine discrimination existe entre WASP et Maoris, entre autres, remarquable notamment dans les pubs (merci Vanessa pour m'avoir forcée à regarder la télé!) ou via la prédominance de communautés polynésiennes dans les métiers pénibles ou cheap.
- Le Kiwi ne dépasse pas 45 km/h. Ce qui peut s'avérer rapidement pesant.
- Failli oublier l'essentiel! La Nouvelle-Zélande est sponsorisée par Caterpillar. C'est une aberration le nombre de travaux en cours sur les routes du pays. Ce qui explique le fait précité par ailleurs. Selon les locaux, le mot le plus employé ici est sans doute "temporary", pour la signalisation "temporary works" indiquant le début du chantier. J'ai même vu des zones encadrées des panneaux de début et fin de travaux sans aucun chantier ou travailleur sur le site! J'aurais voulu prendre plus de photos de ça, mais j'aurais probablement écumé toutes mes cartes mémoire.
- Voilà, sinon je n'ai touché aucun mouton, monté aucun cheval, et j'en suis bien attristée. Mais je pense que je reviendrai, non pas que j'aie été transcendée par le pays, mais plutôt parce que je préfèrerais le visiter plus tranquillement. Ces six semaines ont été un peu trop speed à mon goût. Et surtout, je pense qu'il y a énormément de choses à faire ici, c'est très stimulant. Enfin, en même temps, je me connais, dans deux semaines je me dirais que ça ne vaut pas 35 h d'avion...
PS : Ah oui, failli oublier! Toujours ce problème d'apparence qui fait qu'on m'a souvent demandé si je venais d'Amérique du Sud (prédominance pour le Chili, va savoir pourquoi... dois pas y avoir beaucoup de Chiliens qui font le voyage), Tahiti ou Espagne. Si je dis venir de France, on pense automatiquement Polynésie. C'est intéressant, d'abord, de constater qu'ici, pour une fois, on ne m'a pas attribué une seule fois d'origine asiatique (la proximité géographique sans doute). Mais surtout, et bien que le kebab soit une spécialités kiwie (?!), pas ou prou d'Arabe ici. Seule une personne, qui avait fait un tour du monde il y a bien longtemps, m'a demandé si je venais d'Israël. En tout cas, ce n'est pas le genre de faciès commun ici. Bref, tout ça pour dire que j'aimerais qu'on arrête d'essayer de "deviner" d'où je viens en me balançant des salude ou je ne sais quel dialecte latinisant. Ça ne va franchement pas me rendre plus sociable, et j'ai déjà pas besoin d'aide pour ça.
Personnellement, je pense que c'est l'endroit idéal pour fonder une famille ou prendre sa retraite, mais ce n'est pas dans mes projets immédiats, donc pas de regret.
Ce qui m'aura frappée ici :
- Ils font tout à l'envers ici : la conduite à gauche (bon, j'ai vérifié, en fait c'était la procédure originale, c'est Napoléon qui aurait introduit la "conduite à droite" par simple stratégie militaire), les boutons de porte ne se tournent pas dans le bon sens, les cafés ferment à 16h, ils vendent leurs meilleurs produits à l'étranger et gardent les pourris etc.
- Le régime alimentaire est peu diététique et, de fait, la population a un taux d'obésité croissant. Et ça se voit.
- Les Kiwis sont assez fans d'activité physique. Au départ on pense que c'est pour attirer les touristes qu'ils en parlent autant mais, en fait, beaucoup de gens pratiquent régulièrement un sport : vélo, footing, nage etc. Et ce à tout âge.
- Les Kiwis n'ont peur de rien ni de personne : pour preuve, à l'aéroport, si tu prends un vol domestique, on ne te demande même pas ta carte d'identité. Même avec un nom arabe. Perso, je trouve ça très flippant, mais c'est probablement dû à ma lobotomisation par un système politique sécuritaire très performant.
- Les Kiwis sont super ouverts avec les étrangers, c'est très bonne ambiance.
- Mais pas forcément avec les leurs. Une certaine discrimination existe entre WASP et Maoris, entre autres, remarquable notamment dans les pubs (merci Vanessa pour m'avoir forcée à regarder la télé!) ou via la prédominance de communautés polynésiennes dans les métiers pénibles ou cheap.
- Le Kiwi ne dépasse pas 45 km/h. Ce qui peut s'avérer rapidement pesant.
- Failli oublier l'essentiel! La Nouvelle-Zélande est sponsorisée par Caterpillar. C'est une aberration le nombre de travaux en cours sur les routes du pays. Ce qui explique le fait précité par ailleurs. Selon les locaux, le mot le plus employé ici est sans doute "temporary", pour la signalisation "temporary works" indiquant le début du chantier. J'ai même vu des zones encadrées des panneaux de début et fin de travaux sans aucun chantier ou travailleur sur le site! J'aurais voulu prendre plus de photos de ça, mais j'aurais probablement écumé toutes mes cartes mémoire.
- Voilà, sinon je n'ai touché aucun mouton, monté aucun cheval, et j'en suis bien attristée. Mais je pense que je reviendrai, non pas que j'aie été transcendée par le pays, mais plutôt parce que je préfèrerais le visiter plus tranquillement. Ces six semaines ont été un peu trop speed à mon goût. Et surtout, je pense qu'il y a énormément de choses à faire ici, c'est très stimulant. Enfin, en même temps, je me connais, dans deux semaines je me dirais que ça ne vaut pas 35 h d'avion...
PS : Ah oui, failli oublier! Toujours ce problème d'apparence qui fait qu'on m'a souvent demandé si je venais d'Amérique du Sud (prédominance pour le Chili, va savoir pourquoi... dois pas y avoir beaucoup de Chiliens qui font le voyage), Tahiti ou Espagne. Si je dis venir de France, on pense automatiquement Polynésie. C'est intéressant, d'abord, de constater qu'ici, pour une fois, on ne m'a pas attribué une seule fois d'origine asiatique (la proximité géographique sans doute). Mais surtout, et bien que le kebab soit une spécialités kiwie (?!), pas ou prou d'Arabe ici. Seule une personne, qui avait fait un tour du monde il y a bien longtemps, m'a demandé si je venais d'Israël. En tout cas, ce n'est pas le genre de faciès commun ici. Bref, tout ça pour dire que j'aimerais qu'on arrête d'essayer de "deviner" d'où je viens en me balançant des salude ou je ne sais quel dialecte latinisant. Ça ne va franchement pas me rendre plus sociable, et j'ai déjà pas besoin d'aide pour ça.
mercredi 24 mars 2010
Bagdad Café
Après ça, j'ai eu la grande idée de vouloir bouger dans le Far North, à la rencontre des Maoris, dans la ville de Kaitaia. Quand je dis ville, c'est qu'on me l'avait présentée sous cette forme. Bon, en fait, ça se limite à une rue, où tout ferme à 17h. Sachant que j'avais prévu d'y rester 5 jours, ça m'inquiète légèrement. Et puis, les Maoris, je ne vois pas bien comment les aborder : "Salut, t'es Maori? Tu veux pas me parler de ta condition d'indigène spolié, ce serait cool?!". D'autant que je ne serais pas capable de reconnaître un Maori d'un autre Polynésien. Alors, en définitive, le but de mon voyage me semble un peu vain, à bien y réfléchir.
J'ai pris une chambre pour deux nuits, ce que je regrette presqu'instantanément en voyant l'état de la cuisine. Je ne pense pas être spécialement chochotte, mais la propreté laisse clairement à désirer. On voit bien que l'endroit a été quelque peu laissé à l'abandon et que seuls les locataires nettoyent leur coin, le reste est empli de toiles d'araignées, de taches millénaires et d'instruments rouillés par l'ennui.
La solitude pèse d'autant plus sur cette maison que tous les locataires sont là à plein temps : des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui attendent leurs allocations pour aller boire un coup ou s'acheter à manger. Ils se connaissent parce qu'ils partagent le même hôtel pourri, vivent ensemble par obligation, et passent leur temps à attendre la fin de la semaine.
Cette situation d'attente est exactement à l'inverse de ce que je suis venue faire ici. C'est extrêmement perturbant de se retrouver ici, à patienter que rien ne se passe, entre télé, weed et bières. Ici, je me suis fait taxer quatre clopes en 24 heures, soit 4 fois plus que dans tout le reste du pays en plus de cinq semaines.
On passe le temps à regarder les voitures traverser le village. Beaucoup de jeunes ici, beaucoup de skates, et de vélos aussi. Je me demande ce qu'ils peuvent bien faire la nuit tombée.
Je n'aime pas vraiment cette atmosphère mais elle a quelque chose de fascinant. Pour une fois, je rencontre des gens qui me parlent de leur vie ici, cette Philippine pas très satisfaite de son existence, bien qu'elle et son mari possèdent un ranch dans les environs, ce Kiwi invalide qui aurait tellement voulu voyager dans sa jeunesse, ces jeunes qui s'ennuient entre télé, Schweppes et parties de billard...
Je me sens entre Bukowski et Bagdad Café, entre misère et poésie, entre humanité et attente, je me sens intrus dans une dimension parallèle.
Je n'y reste que deux jours et redescends sur Auckland pour bosser tranquillement sur le guide en attendant les Fidji.
J'ai pris une chambre pour deux nuits, ce que je regrette presqu'instantanément en voyant l'état de la cuisine. Je ne pense pas être spécialement chochotte, mais la propreté laisse clairement à désirer. On voit bien que l'endroit a été quelque peu laissé à l'abandon et que seuls les locataires nettoyent leur coin, le reste est empli de toiles d'araignées, de taches millénaires et d'instruments rouillés par l'ennui.
La solitude pèse d'autant plus sur cette maison que tous les locataires sont là à plein temps : des hommes, jeunes ou moins jeunes, qui attendent leurs allocations pour aller boire un coup ou s'acheter à manger. Ils se connaissent parce qu'ils partagent le même hôtel pourri, vivent ensemble par obligation, et passent leur temps à attendre la fin de la semaine.
Cette situation d'attente est exactement à l'inverse de ce que je suis venue faire ici. C'est extrêmement perturbant de se retrouver ici, à patienter que rien ne se passe, entre télé, weed et bières. Ici, je me suis fait taxer quatre clopes en 24 heures, soit 4 fois plus que dans tout le reste du pays en plus de cinq semaines.
On passe le temps à regarder les voitures traverser le village. Beaucoup de jeunes ici, beaucoup de skates, et de vélos aussi. Je me demande ce qu'ils peuvent bien faire la nuit tombée.
Je n'aime pas vraiment cette atmosphère mais elle a quelque chose de fascinant. Pour une fois, je rencontre des gens qui me parlent de leur vie ici, cette Philippine pas très satisfaite de son existence, bien qu'elle et son mari possèdent un ranch dans les environs, ce Kiwi invalide qui aurait tellement voulu voyager dans sa jeunesse, ces jeunes qui s'ennuient entre télé, Schweppes et parties de billard...
Je me sens entre Bukowski et Bagdad Café, entre misère et poésie, entre humanité et attente, je me sens intrus dans une dimension parallèle.
Je n'y reste que deux jours et redescends sur Auckland pour bosser tranquillement sur le guide en attendant les Fidji.
Lost in Translation
Yep, il fallait bien que ça arrive...
La fatigue, le brouhaha permanent et, surtout, le fait de passer un certain temps avec 6 personnes anglo-saxonnes qui ne cessent de bavarder sans se comprendre (question d'accents) m'ont définitivement laminée.
C'est intéressant de constater que, au début, contrairement à ce que je craignais, je n'ai eu aucun problème à comprendre les kiwis, mais dès qu'on se retrouve à plusieurs avec des accents du monde entier et que plus d'une personne qui parle, je suis perdue.
Du coup je me tais, et j'arrête de me concentrer pour écouter des conversations généralement très futiles. Donc je passe pour la psycho de service, si possible pour la Française arrogante qui se croit au-dessus des autres. J'avoue que les personnes du tour LOTR m'intéressant très moyennement, ça m'arrangeait un peu.
Retour à Auckland, où j'arrive enfin à voir Jean-Charles, après plusieurs tentatives avortées. Ca tombe bien, c'est la veille de sa course effrénée contre l'impossible, rallier à la nage St Heliers Beach depuis l'île de Rangitoto et ce, malgré les requins, les orques et trucs bizarres qui vivent dans la mer.
Il nous a fait, à un couple d'amis français qui vivent sur place et moi, un succulent plat de pâtes gratinées et, sans stress aucun, a passé la soirée à boire des coups et fumer des clopes. Excellente soirée, ses potes sont super cool et food was great!
Et après ça, comme une fleur, il se tape plus de quatre kilomètres dans la flotte, ni vu ni connu. Je dis pas qu'il nous a fait un triple salto arrière à l'arrivée mais, franchement, j'étais assez impressionnée par l'exploit. Déjà de finir la course, pis surtout, après toutes les clopes qu'il s'est envoyées la veille! Bref, jolie perf'.
La fatigue, le brouhaha permanent et, surtout, le fait de passer un certain temps avec 6 personnes anglo-saxonnes qui ne cessent de bavarder sans se comprendre (question d'accents) m'ont définitivement laminée.
C'est intéressant de constater que, au début, contrairement à ce que je craignais, je n'ai eu aucun problème à comprendre les kiwis, mais dès qu'on se retrouve à plusieurs avec des accents du monde entier et que plus d'une personne qui parle, je suis perdue.
Du coup je me tais, et j'arrête de me concentrer pour écouter des conversations généralement très futiles. Donc je passe pour la psycho de service, si possible pour la Française arrogante qui se croit au-dessus des autres. J'avoue que les personnes du tour LOTR m'intéressant très moyennement, ça m'arrangeait un peu.
Retour à Auckland, où j'arrive enfin à voir Jean-Charles, après plusieurs tentatives avortées. Ca tombe bien, c'est la veille de sa course effrénée contre l'impossible, rallier à la nage St Heliers Beach depuis l'île de Rangitoto et ce, malgré les requins, les orques et trucs bizarres qui vivent dans la mer.
Il nous a fait, à un couple d'amis français qui vivent sur place et moi, un succulent plat de pâtes gratinées et, sans stress aucun, a passé la soirée à boire des coups et fumer des clopes. Excellente soirée, ses potes sont super cool et food was great!
Et après ça, comme une fleur, il se tape plus de quatre kilomètres dans la flotte, ni vu ni connu. Je dis pas qu'il nous a fait un triple salto arrière à l'arrivée mais, franchement, j'étais assez impressionnée par l'exploit. Déjà de finir la course, pis surtout, après toutes les clopes qu'il s'est envoyées la veille! Bref, jolie perf'.
mardi 16 mars 2010
L'enfer, c'est les autres
Surprenant de ma part, isn't it?
Oui, car j'avais trop peu fait cas d'un tour organise avec plusieurs autres personnes. Partager le meme van, le petit dejeuner, le "second breakfast" of course, le dejeuner, l'afternoon tea et enfin, le diner.
Je ne m'etais pas assez penchee sur la delicate question du huis clos, de la proximite, des crises existentielles et surtout, si l'on etudie soigneusement la longue liste de repas quotidiens, l'absence totale d'apero.
Mais ce soir c'est la Saint-Patrick, et ce soir on prend la direction d'un pub, pasque ca va bien comme ca hein. J'ai insiste. Lourdement. Parce qu'il y a des gens avec qui le mutisme, ca ne marche pas. Limite ils croient que j'ecoute d'une oreille d'autant plus attentive. L'angoisse. Donc si je dois les entendre parler toute la soiree, autant m'echapper dans les vapeurs d'alcool.
On a tout de meme fait pas mal de coins sympas, de sites naturels de tournage du Seigneur des anneaux, rencontre des gens qui ont participe, en tant que doublure, figurant ou proprietaire de terrain, au film. Le calligraphe qui a cree toutes les polices, cartes, les styles de chaque personnage etait probablement le plus interessant.
Il nous a meme ecrit des citations de l'oeuvre avec un autographe, j'en ai fait faire un pour Tarek, mais j'etais degoutee de ne pas pouvoir avoir en tete un bout de texte plus significatif que celui que j'ai choisi.
Ai eu une pensee pour Sam a Wellington, dans un pub of course, ou pour la premiere fois depuis mon arrivee, quelqu'un a passe Flight of the Conchords. J'ai pleure pour qu'on passe tout l'album et, ils sont trop cool!, ils ne m'ont meme pas envoyee bouler.
La nourriture ici n'est pas bonne, c'est tres anglo-americain, cad l'un des pires mixes au monde : muffins, scones, carrot cake, Mac Donald, Burger King, Subway, KFC, tu manques de t'etouffer a chaque repas, c'est juste l'enfer. Et pas mal de gens machouillent des chips a longueur de journee. C'est bizarre, je pensais trouver plus de salade et de cuisine bio et fresh que de junk food.
Je prends des photos de tous les kiwis (fruits) que je trouve et je n'en ai pas encore vu un seul originaire d'ici. Ils viennent tous d'Italie. Si j'avais su, j'aurais sans doute pu couper aux 33 heures d'avion supplementaires.
Evidemment, je ne me plains pas, c'est juste genial comme experience, les paysages sont fantastiques etc. mais moi tout ce que je veux, c'est toucher un mouton et un cheval. Mais les moutons sont betes, des que tu les approches, ils se barrent en courant. Faut que je trouve un truc, un lasso, un piege a loups, j'en sais encore rien, mais je peux decemment pas partir d'ici sans avoir rempli mon challenge.
Oui, car j'avais trop peu fait cas d'un tour organise avec plusieurs autres personnes. Partager le meme van, le petit dejeuner, le "second breakfast" of course, le dejeuner, l'afternoon tea et enfin, le diner.
Je ne m'etais pas assez penchee sur la delicate question du huis clos, de la proximite, des crises existentielles et surtout, si l'on etudie soigneusement la longue liste de repas quotidiens, l'absence totale d'apero.
Mais ce soir c'est la Saint-Patrick, et ce soir on prend la direction d'un pub, pasque ca va bien comme ca hein. J'ai insiste. Lourdement. Parce qu'il y a des gens avec qui le mutisme, ca ne marche pas. Limite ils croient que j'ecoute d'une oreille d'autant plus attentive. L'angoisse. Donc si je dois les entendre parler toute la soiree, autant m'echapper dans les vapeurs d'alcool.
On a tout de meme fait pas mal de coins sympas, de sites naturels de tournage du Seigneur des anneaux, rencontre des gens qui ont participe, en tant que doublure, figurant ou proprietaire de terrain, au film. Le calligraphe qui a cree toutes les polices, cartes, les styles de chaque personnage etait probablement le plus interessant.
Il nous a meme ecrit des citations de l'oeuvre avec un autographe, j'en ai fait faire un pour Tarek, mais j'etais degoutee de ne pas pouvoir avoir en tete un bout de texte plus significatif que celui que j'ai choisi.
Ai eu une pensee pour Sam a Wellington, dans un pub of course, ou pour la premiere fois depuis mon arrivee, quelqu'un a passe Flight of the Conchords. J'ai pleure pour qu'on passe tout l'album et, ils sont trop cool!, ils ne m'ont meme pas envoyee bouler.
La nourriture ici n'est pas bonne, c'est tres anglo-americain, cad l'un des pires mixes au monde : muffins, scones, carrot cake, Mac Donald, Burger King, Subway, KFC, tu manques de t'etouffer a chaque repas, c'est juste l'enfer. Et pas mal de gens machouillent des chips a longueur de journee. C'est bizarre, je pensais trouver plus de salade et de cuisine bio et fresh que de junk food.
Je prends des photos de tous les kiwis (fruits) que je trouve et je n'en ai pas encore vu un seul originaire d'ici. Ils viennent tous d'Italie. Si j'avais su, j'aurais sans doute pu couper aux 33 heures d'avion supplementaires.
Evidemment, je ne me plains pas, c'est juste genial comme experience, les paysages sont fantastiques etc. mais moi tout ce que je veux, c'est toucher un mouton et un cheval. Mais les moutons sont betes, des que tu les approches, ils se barrent en courant. Faut que je trouve un truc, un lasso, un piege a loups, j'en sais encore rien, mais je peux decemment pas partir d'ici sans avoir rempli mon challenge.
dimanche 7 mars 2010
Run, you fool !
Me revoila, une semaine plus tard...
Desolee pour le manque de news, mais j'ai pas mal couru a droite a gauche durant ces sept derniers jours, donc difficile de me poser pour une halte internet.
Pour faire bref, j'ai passe trois jours a Wellington, qui est extremement venteuse, ce qui m'a donc naturellement saoulee, mais c'est la-bas que l'on peut admirer le fameux traite scandaleux signe entre Anglais et Maori. Cet accord a ete paraphe dans les deux langues et les legeres nuances de traduction impliquent, selon la version, que les Maoris donnent toutes leurs terres et possessions a la reine contre... rien, ou que chaque partie conserve ses terres mais que la reine accorde sa protection aux indigenes. J'adore ce genre d'anecdote historique, je crois que le traducteur a pris pour son grade sur ce coup.
Apres ca, j'ai bouge sur Napier, LA cite la plus Arts deco qui doive exister, je suppose. Detruite quasi entierement par un seisme en 1931, elle a ete reconstruite selon la tendance de l'epoque en Europe, donc Arts deco. Tres etrange de se retrouver comme hors du temps. Les batiments semblent habites d'une atsmosphere tres surannee, limite on pourrait y croiser deux trois fantomes egares que ca ne me surprendrait pas trop.
Il y a fait exceptionnellement beau, dans les 30 degres, j'ai d'ailleurs pris un bon bain de soleil sur la face en allant a la prison. Parce que l'ancienne prison est visitable, on peut meme y passer la nuit! Bon, la visite guidee est faite dans le but de faire flipper tout le monde avec des hitoires de cellules hantees, des tombes en plein milieu de la cour etc. Je n'irais pas dormir la-bas, donc.
J'ai rencontre dans cette ville une Maorie, une vraie, qui parle maori et qui a plein de tatoos etc. Elle est artiste photographe et nous avons bien sympathise. Autour de quelques bieres evidemment.
Hier soir, apres un passage eclair mythique a Pahia (encore pas trouve d'hotel, voulu dormir sur la plage mais ai finalement echoue dans une soiree avec 4 Argentins desesperement en recherche de weed, un cow boy kiwi et plein de gens trop space), back to Auckland, pour voir Diane et Ariane. Donc soiree BBQ typiquement neo-zelandaise chez Danette, qui connaissait aussi bien que moi ses propres invites. C'etait assez rigolo, il y avait foultitude de nourriture, les gens etaient juste trop cool. C'etait aussi etrange de voir les enfants des sisters, c'est un tout nouveau monde. D'un cote j'ai l'impression qu'on s'est quittees la veille, et dans le meme temps, leur presence a elle seule temoigne du gouffre spatio-temporel.
Bon, c'etait pas si "bref" que ca finalement, mais j'ai essaye de rattraper le retard.
XOXOXO
Desolee pour le manque de news, mais j'ai pas mal couru a droite a gauche durant ces sept derniers jours, donc difficile de me poser pour une halte internet.
Pour faire bref, j'ai passe trois jours a Wellington, qui est extremement venteuse, ce qui m'a donc naturellement saoulee, mais c'est la-bas que l'on peut admirer le fameux traite scandaleux signe entre Anglais et Maori. Cet accord a ete paraphe dans les deux langues et les legeres nuances de traduction impliquent, selon la version, que les Maoris donnent toutes leurs terres et possessions a la reine contre... rien, ou que chaque partie conserve ses terres mais que la reine accorde sa protection aux indigenes. J'adore ce genre d'anecdote historique, je crois que le traducteur a pris pour son grade sur ce coup.
Apres ca, j'ai bouge sur Napier, LA cite la plus Arts deco qui doive exister, je suppose. Detruite quasi entierement par un seisme en 1931, elle a ete reconstruite selon la tendance de l'epoque en Europe, donc Arts deco. Tres etrange de se retrouver comme hors du temps. Les batiments semblent habites d'une atsmosphere tres surannee, limite on pourrait y croiser deux trois fantomes egares que ca ne me surprendrait pas trop.
Il y a fait exceptionnellement beau, dans les 30 degres, j'ai d'ailleurs pris un bon bain de soleil sur la face en allant a la prison. Parce que l'ancienne prison est visitable, on peut meme y passer la nuit! Bon, la visite guidee est faite dans le but de faire flipper tout le monde avec des hitoires de cellules hantees, des tombes en plein milieu de la cour etc. Je n'irais pas dormir la-bas, donc.
J'ai rencontre dans cette ville une Maorie, une vraie, qui parle maori et qui a plein de tatoos etc. Elle est artiste photographe et nous avons bien sympathise. Autour de quelques bieres evidemment.
Hier soir, apres un passage eclair mythique a Pahia (encore pas trouve d'hotel, voulu dormir sur la plage mais ai finalement echoue dans une soiree avec 4 Argentins desesperement en recherche de weed, un cow boy kiwi et plein de gens trop space), back to Auckland, pour voir Diane et Ariane. Donc soiree BBQ typiquement neo-zelandaise chez Danette, qui connaissait aussi bien que moi ses propres invites. C'etait assez rigolo, il y avait foultitude de nourriture, les gens etaient juste trop cool. C'etait aussi etrange de voir les enfants des sisters, c'est un tout nouveau monde. D'un cote j'ai l'impression qu'on s'est quittees la veille, et dans le meme temps, leur presence a elle seule temoigne du gouffre spatio-temporel.
Bon, c'etait pas si "bref" que ca finalement, mais j'ai essaye de rattraper le retard.
XOXOXO
lundi 1 mars 2010
Schizophrenia...
Comme un certain nombre d'entre vous l'ont remarqué, mon compagnon de route, piti nain vert ou mini moi, a un problème de dédoublement de personnalité.
Il n'a en effet pas encore décidé de son nom, il hésite constamment entre Gollum et Gimli, appellons-le plus simplement G, cela simplifiera grandement les choses voulez-vous?
Pour en revenir à nos moutons, j'ai bien fini par avoir mon train, el fabulous Overlander, qui traverse tout North Island pour joindre Auckland et Wellington. Les paysages sont splendides, collines, moutons, collines, montagnes, collines, moutons, vaches, moutons, ah ! un type, ah non, c'était un mouton, collines et fleuves. Le problème avec ce genre de voyage, c'est la durée. 12 heures, je trouve ça un peu long comme trajet quand le paysage n'est, finalement, pas si varié que ça. Un ou deux TGV ne seraient pas une dépense inutile en la matière à mon sens. Légèrement déçue donc, d'autant qu'après ma fantasque nuit aucklandienne, j'avais besoin d'un peu de repos. Pas l'idéal donc.
Bonne surprise en revanche, les prix des sandwichs, boissons etc. dans le train ne sont en rien rédhibitoires. Les tarifs sont les mêmes que dans n'importe quel café abordable, ce qui est plutôt une bonne idée, je trouve. Le détail qui tue : ils y vendent des bières et du vin mais tu n'as pas le droit de boire dans le train.
En revanche, on ne peut pas demander à avoir une place près de la fenêtre, la requête n'existe pas. Or le but de ce voyage en train étant, a priori, d'admirer le paysage, je trouve dommage qu'on n'ait pas le choix. Cependant, il faut reconnaître que c'est plus équitable. Je ne vais pas me plaindre non plus, je l'ai eue la fenêtre. C'était juste pour le principe, évidemment...
Dernier point qui m'a fait marrer, c'est les poignées sur les portes. Elles sont situées à approximativement 40 cm du sol. Même G pourrait les manoeuvrer s'il travaillait un peu sa détente. Limite c'est un peu dangereux parce que de très jeunes enfants peuvent s'aventurer un peu partout. Mais c'est toujours un délice de voir tous ces gens, notammment les locaux, réputés pour leur grande taille, se contorsionner pour avoir une chance de changer de voiture, aller aux toilettes ou à la voiture bar. Jusqu'à ce que ce soit à toi de t'y coller.
Maintenant je suis à Wellington, qui est plus sympathique qu'Auckland, vu qu'on peut en faire le tour à pied assez tranquillement, mais dont la vie nocturne n'est pas très foisonnante. Ou bien, comme partout ici j'ai l'impression, ne commence-t-elle que le vendredi soir. Dans ce cas, je vais avoir du mal à y assister. J'ai trouvé un pub irlandais bien sympathique où dîner ce soir.
Hier soir j'ai passé la soirée avec des Anglais. Oui, je sais, ça peut surprendre, mais parfois je parle aux gens aussi. Surtout quand on me propose un drinking game. Un couple très drôle en cours de mi-tour du monde et un jeune de Devon pas très bien dans sa peau.
J'ai même réussi à rentrer dans mon dortoir sans (trop) réveiller mes coloc'. Je suis très fière de moi!
Sinon, il a plu aujourd'hui, si ça peut consoler. Nous aussi subissons de plein fouet les aléas de dame Nature. Bon, il fait 25 °C quand même, faut pas déconner non plus...
Bécots!
Il n'a en effet pas encore décidé de son nom, il hésite constamment entre Gollum et Gimli, appellons-le plus simplement G, cela simplifiera grandement les choses voulez-vous?
Pour en revenir à nos moutons, j'ai bien fini par avoir mon train, el fabulous Overlander, qui traverse tout North Island pour joindre Auckland et Wellington. Les paysages sont splendides, collines, moutons, collines, montagnes, collines, moutons, vaches, moutons, ah ! un type, ah non, c'était un mouton, collines et fleuves. Le problème avec ce genre de voyage, c'est la durée. 12 heures, je trouve ça un peu long comme trajet quand le paysage n'est, finalement, pas si varié que ça. Un ou deux TGV ne seraient pas une dépense inutile en la matière à mon sens. Légèrement déçue donc, d'autant qu'après ma fantasque nuit aucklandienne, j'avais besoin d'un peu de repos. Pas l'idéal donc.
Bonne surprise en revanche, les prix des sandwichs, boissons etc. dans le train ne sont en rien rédhibitoires. Les tarifs sont les mêmes que dans n'importe quel café abordable, ce qui est plutôt une bonne idée, je trouve. Le détail qui tue : ils y vendent des bières et du vin mais tu n'as pas le droit de boire dans le train.
En revanche, on ne peut pas demander à avoir une place près de la fenêtre, la requête n'existe pas. Or le but de ce voyage en train étant, a priori, d'admirer le paysage, je trouve dommage qu'on n'ait pas le choix. Cependant, il faut reconnaître que c'est plus équitable. Je ne vais pas me plaindre non plus, je l'ai eue la fenêtre. C'était juste pour le principe, évidemment...
Dernier point qui m'a fait marrer, c'est les poignées sur les portes. Elles sont situées à approximativement 40 cm du sol. Même G pourrait les manoeuvrer s'il travaillait un peu sa détente. Limite c'est un peu dangereux parce que de très jeunes enfants peuvent s'aventurer un peu partout. Mais c'est toujours un délice de voir tous ces gens, notammment les locaux, réputés pour leur grande taille, se contorsionner pour avoir une chance de changer de voiture, aller aux toilettes ou à la voiture bar. Jusqu'à ce que ce soit à toi de t'y coller.
Maintenant je suis à Wellington, qui est plus sympathique qu'Auckland, vu qu'on peut en faire le tour à pied assez tranquillement, mais dont la vie nocturne n'est pas très foisonnante. Ou bien, comme partout ici j'ai l'impression, ne commence-t-elle que le vendredi soir. Dans ce cas, je vais avoir du mal à y assister. J'ai trouvé un pub irlandais bien sympathique où dîner ce soir.
Hier soir j'ai passé la soirée avec des Anglais. Oui, je sais, ça peut surprendre, mais parfois je parle aux gens aussi. Surtout quand on me propose un drinking game. Un couple très drôle en cours de mi-tour du monde et un jeune de Devon pas très bien dans sa peau.
J'ai même réussi à rentrer dans mon dortoir sans (trop) réveiller mes coloc'. Je suis très fière de moi!
Sinon, il a plu aujourd'hui, si ça peut consoler. Nous aussi subissons de plein fouet les aléas de dame Nature. Bon, il fait 25 °C quand même, faut pas déconner non plus...
Bécots!
samedi 27 février 2010
Saturday Night on Middle Earth
C'est mon premier (sans doute le seul) samedi soir à Auckland. J'avoue que le fait d'être tenue de traîner where the streets have no name m'a permis de découvrir un peu la faune locale.
Parce qu'ici, personne ne sort vraiment la semaine, pas comme nous, dépravés de Parisiens/Français/Européens. Donc le samedi soir, c'est lâchage total. Attention, propos sujet à réserve, plusieurs événements ont pu expliquer ce qui suit, comme le festival des lanternes ou encore des matchs effrénés de plein de sports.
Les gens sont paradoxalement très endimanchés, les gars en pantalon de ville et chemise impeccable, les filles en péripatéticiennes de bas étage, mais le climat peut éventuellement être à l'origine de cela. Ils crient fort dans les rues mais l'ambiance reste bon enfant.
Arrivée une certaine heure, minuit on dira, les chaussures et la classe des girls volent en éclats et l'élégance toute gentleman des hommes se mue en grognements paléolithiques. Un samedi soir sur la Terre, en somme.
Pas d'incident majeur à ce que j'ai vu, mais la police est passée plusieurs fois toutes lumières dehors et les gardiens du ferry m'ont parlé d'une bagarre. Oui, parce que la gare, elle ferme la nuit. Evidemment.
Du coup j'ai choisi, après avoir squatté un café open 24h/24, de me diriger vers l'embarcadère (débarcadère? qu'est-ce qui prime?) où je sais que les moindres faits et gestes sont surveillés à la loupe.
Quelle idée! Je me suis retrouvée entourée de tous les gardiens, qui avaient fermé les dé/embarcadères et n'avaient donc plus que ça à faire. C'était très sympa, ils m'ont même proposé un endroit sympa pour dormir tranquille, juste derrière les ferries, avec vue sur le Harbour, naturellement.
Mais il faisait trop froid et le bruit de la musique et des jeunes qui s'amusaient égoïstement sans penser aux pauvres hères comme moi m'ont vite saoulée. D'ailleurs, je commence dès aujourd'hui un listing des chansons que, même si je les aime bien pour la plupart, gagneraient à ne pas apparaître dans chaque putain de ville où je fous les pieds en ce bas monde :
- Bob Marley : Redemption Song
- Guns'n'Roses : Sweet Child o' Mine
- U2 : One
Ce n'est que le début de la liste, et sans commentaire pour les Guns : je crois, sans faute modestie AUCUNE, que c'est moi qui ai lancé le mouvement... Demandez à Najet.
Parce qu'ici, personne ne sort vraiment la semaine, pas comme nous, dépravés de Parisiens/Français/Européens. Donc le samedi soir, c'est lâchage total. Attention, propos sujet à réserve, plusieurs événements ont pu expliquer ce qui suit, comme le festival des lanternes ou encore des matchs effrénés de plein de sports.
Les gens sont paradoxalement très endimanchés, les gars en pantalon de ville et chemise impeccable, les filles en péripatéticiennes de bas étage, mais le climat peut éventuellement être à l'origine de cela. Ils crient fort dans les rues mais l'ambiance reste bon enfant.
Arrivée une certaine heure, minuit on dira, les chaussures et la classe des girls volent en éclats et l'élégance toute gentleman des hommes se mue en grognements paléolithiques. Un samedi soir sur la Terre, en somme.
Pas d'incident majeur à ce que j'ai vu, mais la police est passée plusieurs fois toutes lumières dehors et les gardiens du ferry m'ont parlé d'une bagarre. Oui, parce que la gare, elle ferme la nuit. Evidemment.
Du coup j'ai choisi, après avoir squatté un café open 24h/24, de me diriger vers l'embarcadère (débarcadère? qu'est-ce qui prime?) où je sais que les moindres faits et gestes sont surveillés à la loupe.
Quelle idée! Je me suis retrouvée entourée de tous les gardiens, qui avaient fermé les dé/embarcadères et n'avaient donc plus que ça à faire. C'était très sympa, ils m'ont même proposé un endroit sympa pour dormir tranquille, juste derrière les ferries, avec vue sur le Harbour, naturellement.
Mais il faisait trop froid et le bruit de la musique et des jeunes qui s'amusaient égoïstement sans penser aux pauvres hères comme moi m'ont vite saoulée. D'ailleurs, je commence dès aujourd'hui un listing des chansons que, même si je les aime bien pour la plupart, gagneraient à ne pas apparaître dans chaque putain de ville où je fous les pieds en ce bas monde :
- Bob Marley : Redemption Song
- Guns'n'Roses : Sweet Child o' Mine
- U2 : One
Ce n'est que le début de la liste, et sans commentaire pour les Guns : je crois, sans faute modestie AUCUNE, que c'est moi qui ai lancé le mouvement... Demandez à Najet.
Auckland by Night
Aujourd'hui, je me suis levée super tôt, un peu comme tous les jours en fait, mais encore plus cette fois, par peur de rater mon bus. Car on se souvient bien tous que, non, je n'ai pas de réveil. Heureusement, le soleil se lève tôt, donc j'arrive à m'éveiller en temps et en heure.
Parce qu'aujourd'hui, je vais à Bay of Islands, LE spot touristique du Northland, l'espèce de presqu'île qui se situe au nord d'Auckland. J'ai choisi la compagnie Naked, d'une part parce que le nom me faisait délirer et, d'autre part, parce que j'en avais marre de comparer des prix quasi identiques d'une compagnie à l'autre.
J'arrive, malgré un réveil très matinal, à partir presque à la bourre et évidemment sans dire au revoir (d'ailleurs Susan n'a pas aimé, elle m'a envoyé un mail pour me le signifier). Mon but étant évidemment de pécho un muffin et un café sur la route, puis de me planter devant le bus avec au moins 5 à 10 min pour fumer ma clope/café.
Comme je suis un peu just, je me speede et, merveilleux, ça colle nickel! Parce que d'Auckland à Bay of Islands, il y a quand même quatre heures et, sans rien dans le ventre, je pense que je meure. Enfin, sans doute pas, mais comme je n'ai pas dîné hier, je vais éviter les sous-effectifs, surtout maintenant que j'ai TOUS mes bagages en permanence.
Et ouais, c'est très étrange comme sensation, j'ai enfin le sentiment d'être en voyage, tout ça parce que je me traîne quinze kilos sur le dos. Honnêtement, ça me plaît moyennement, je fais trop ma turtle, mais je préfère de loin galérer au quotidien que subir les conversations sans fin de mes coloc' de fortune.
Le trajet était incroyable, très luxuriant, vallonné sur tout son long, entre volcans et collines verdoyantes, c'était un bonheur pour les yeux. Et le nombre d'arrêts (deux) suffisant pour pallier mon manque de nicotine.
Beaucoup de pluie sur le chemin, mais joli soleil à l'arrivée. Comme toujours depuis que je suis là, ce qui est plutôt plaisant. Au Sri Lanka, c'était exactement l'inverse, ça avait presque fini par m'agacer d'ailleurs.
Arrivés là-bas, la baie est splendide, on peut évidemment aller y nager avec les dauphins pour une somme dérisoire. J'ai donc eu le choix entre ça et aller bosser. Bien entendu j'ai opté pour la mauvaise solution, je sais c'est mal. Vais finir par croire que je ne verrai jamais un dauphin de mon vivant.
Bref, je suis un peu dégoûtée, parce qu'of course, je me dis que je le ferai après, comme nager avec les requins et, si je trouve, avec les crocodiles du Nil, mais que je n'y crois pas vraiment. Quand tu commences à repousser des plans en voyage, tu ne les réalises jamais. C'est ce que la vie m'a appris, ouais ma p'tite dame!
Bon, pour en revenir au titre (très pertinent!) de ce post, I'm back in Auckland, avec de place dans aucun backpacker et en attente fébrile de demain matin : mon premier trajet en train! Et pas n'importe lequel puisque c'est l'Overlander, qui mène à Wellington en traversant tout le plateau de North Island.
Bref, vais traîner mes guêtres, et mes full de bagages par la même occasion, dans la gare, pasque, oui monsieur, à Auckland, même la gare elle est safe. Les gens marchent pieds nus dans la ville, c'est dire si c'est pas overclean.
Je vous enverrai des photos de toutes manières...
Parce qu'aujourd'hui, je vais à Bay of Islands, LE spot touristique du Northland, l'espèce de presqu'île qui se situe au nord d'Auckland. J'ai choisi la compagnie Naked, d'une part parce que le nom me faisait délirer et, d'autre part, parce que j'en avais marre de comparer des prix quasi identiques d'une compagnie à l'autre.
J'arrive, malgré un réveil très matinal, à partir presque à la bourre et évidemment sans dire au revoir (d'ailleurs Susan n'a pas aimé, elle m'a envoyé un mail pour me le signifier). Mon but étant évidemment de pécho un muffin et un café sur la route, puis de me planter devant le bus avec au moins 5 à 10 min pour fumer ma clope/café.
Comme je suis un peu just, je me speede et, merveilleux, ça colle nickel! Parce que d'Auckland à Bay of Islands, il y a quand même quatre heures et, sans rien dans le ventre, je pense que je meure. Enfin, sans doute pas, mais comme je n'ai pas dîné hier, je vais éviter les sous-effectifs, surtout maintenant que j'ai TOUS mes bagages en permanence.
Et ouais, c'est très étrange comme sensation, j'ai enfin le sentiment d'être en voyage, tout ça parce que je me traîne quinze kilos sur le dos. Honnêtement, ça me plaît moyennement, je fais trop ma turtle, mais je préfère de loin galérer au quotidien que subir les conversations sans fin de mes coloc' de fortune.
Le trajet était incroyable, très luxuriant, vallonné sur tout son long, entre volcans et collines verdoyantes, c'était un bonheur pour les yeux. Et le nombre d'arrêts (deux) suffisant pour pallier mon manque de nicotine.
Beaucoup de pluie sur le chemin, mais joli soleil à l'arrivée. Comme toujours depuis que je suis là, ce qui est plutôt plaisant. Au Sri Lanka, c'était exactement l'inverse, ça avait presque fini par m'agacer d'ailleurs.
Arrivés là-bas, la baie est splendide, on peut évidemment aller y nager avec les dauphins pour une somme dérisoire. J'ai donc eu le choix entre ça et aller bosser. Bien entendu j'ai opté pour la mauvaise solution, je sais c'est mal. Vais finir par croire que je ne verrai jamais un dauphin de mon vivant.
Bref, je suis un peu dégoûtée, parce qu'of course, je me dis que je le ferai après, comme nager avec les requins et, si je trouve, avec les crocodiles du Nil, mais que je n'y crois pas vraiment. Quand tu commences à repousser des plans en voyage, tu ne les réalises jamais. C'est ce que la vie m'a appris, ouais ma p'tite dame!
Bon, pour en revenir au titre (très pertinent!) de ce post, I'm back in Auckland, avec de place dans aucun backpacker et en attente fébrile de demain matin : mon premier trajet en train! Et pas n'importe lequel puisque c'est l'Overlander, qui mène à Wellington en traversant tout le plateau de North Island.
Bref, vais traîner mes guêtres, et mes full de bagages par la même occasion, dans la gare, pasque, oui monsieur, à Auckland, même la gare elle est safe. Les gens marchent pieds nus dans la ville, c'est dire si c'est pas overclean.
Je vous enverrai des photos de toutes manières...
jeudi 25 février 2010
Bon, je sais déjà plus quel jour on est...
J'ai finalement réussi à me trouver une "montre" à 3 $, donc c'est plutôt cool. Sauf que c'est un truc de voiture, avec l'autocollant pour le fixer au tableau de bord et tout. Il y a quatre boutons, deux M, un S et un D, dont je n'ai toujours pas compris l'utilité.
En fait, je l'ai acheté à midi, et il s'est mis tout seul sur 1h, donc j'ai pas intérêt à trop le modifier, sinon je suis perdue.
Il a sonné toute la nuit, je ne sais toujours pas pourquoi (bien que j'en aie bien une vague idée), donc je commence à l'aimer de moins en moins.
Bref, sinon j'ai essayé de suivre les conseils de Diane, mais j'ai planté le plus important : ne pas dormir la journée. Comme je me lève tôt, je bouge rarement après 8h et, après 5 à 6 heures de marche à travers les vallons de la ville, je rentre crevée. Mercredi, ça n'a pas raté, je me suis étalée de tout mon long en rentrant pour me lever à 21h.
Susan (ma grande amie) tambourinait à ma porte pour me demander si, au lieu qu'elle m'emmène dans le Great Auckland, est-ce que ça m'ennuierait que sa copine, qui s'y connaît bien mieux qu'elle, m'embarque à sa place.
Comme je préfèrerais largement me pendre que passer une journée entière avec elle, j'acquiesce et part dîner d'un japonais bien sympathique. Les udons étaient très bonnes et la bière fraîche. J'aime bien ce resto, d'une parce que ça fait trois jours que je veux manger nippon sans y parvenir (il y en a approximativement tous les trois mètres, c'est dire si l'épreuve était insurmontable), et parce qu'il possède un décor sympa. C'est tout en bois, on mange soit au bar, où on regarde le chef faire ses brochettes (fumée dans les yeux, odeurs dans le nez, c'est fantastique), soit dans l'arrière-salle, où on s'installe en tailleur pour dîner, à l'ancienne.
Bref, le lendemain, je pars avec Carol, elle aussi la soixantaine bien tassée, qui me fait faire un tour intéressant de l'ouest de la région. Elle est très marrante et on patauge pieds nus dans des ruisseaux pour arriver au lac Wainamu, un havre de calme idéal pour déjeuner. Les collines qui nous entourent sont, soit très luxuriantes, soit toutes nues avec un ou deux bosquets pour la forme, mais le plus surprenant est que, bien qu'on ne soit pas près des côtes, une longue dune de sable accompagne notre route du parking au lac, soit sur un à deux kilomètres peut-être.
One Tree Hill sous la pluie, c'était bien fun aussi, parce que du coup on était les seules sur place. Bon, nous ne nous sommes pas attardées très longtemps non plus, of course.
Après ça, les plages étaient sympathiques et ça aurait été encore plus cool si elle n'avait pas tenté de me maquer avec tous les surfers du coin ("She's from France, and she wants to know how to surf"). Là, j'ai compris qu'il était temps de rentrer.
Et d'arrêter de passer mon temps avec les Golden Girls, ça devient un peu déprimant.
Il est temps que je quitte Auckland donc, demain, pour Wellington probablement, je veux prendre l'Overlander, le train de douze heures qui traverse toute l'île du Nord, à travers les volcanos etc. Ça doit être génial !
P.S. : Evidemment, je n'ai pas nagé avec les requins, je le ferai à mon retour, sur ma dernière semaine, là je ne suis pas encore dedans.
En fait, je l'ai acheté à midi, et il s'est mis tout seul sur 1h, donc j'ai pas intérêt à trop le modifier, sinon je suis perdue.
Il a sonné toute la nuit, je ne sais toujours pas pourquoi (bien que j'en aie bien une vague idée), donc je commence à l'aimer de moins en moins.
Bref, sinon j'ai essayé de suivre les conseils de Diane, mais j'ai planté le plus important : ne pas dormir la journée. Comme je me lève tôt, je bouge rarement après 8h et, après 5 à 6 heures de marche à travers les vallons de la ville, je rentre crevée. Mercredi, ça n'a pas raté, je me suis étalée de tout mon long en rentrant pour me lever à 21h.
Susan (ma grande amie) tambourinait à ma porte pour me demander si, au lieu qu'elle m'emmène dans le Great Auckland, est-ce que ça m'ennuierait que sa copine, qui s'y connaît bien mieux qu'elle, m'embarque à sa place.
Comme je préfèrerais largement me pendre que passer une journée entière avec elle, j'acquiesce et part dîner d'un japonais bien sympathique. Les udons étaient très bonnes et la bière fraîche. J'aime bien ce resto, d'une parce que ça fait trois jours que je veux manger nippon sans y parvenir (il y en a approximativement tous les trois mètres, c'est dire si l'épreuve était insurmontable), et parce qu'il possède un décor sympa. C'est tout en bois, on mange soit au bar, où on regarde le chef faire ses brochettes (fumée dans les yeux, odeurs dans le nez, c'est fantastique), soit dans l'arrière-salle, où on s'installe en tailleur pour dîner, à l'ancienne.
Bref, le lendemain, je pars avec Carol, elle aussi la soixantaine bien tassée, qui me fait faire un tour intéressant de l'ouest de la région. Elle est très marrante et on patauge pieds nus dans des ruisseaux pour arriver au lac Wainamu, un havre de calme idéal pour déjeuner. Les collines qui nous entourent sont, soit très luxuriantes, soit toutes nues avec un ou deux bosquets pour la forme, mais le plus surprenant est que, bien qu'on ne soit pas près des côtes, une longue dune de sable accompagne notre route du parking au lac, soit sur un à deux kilomètres peut-être.
One Tree Hill sous la pluie, c'était bien fun aussi, parce que du coup on était les seules sur place. Bon, nous ne nous sommes pas attardées très longtemps non plus, of course.
Après ça, les plages étaient sympathiques et ça aurait été encore plus cool si elle n'avait pas tenté de me maquer avec tous les surfers du coin ("She's from France, and she wants to know how to surf"). Là, j'ai compris qu'il était temps de rentrer.
Et d'arrêter de passer mon temps avec les Golden Girls, ça devient un peu déprimant.
Il est temps que je quitte Auckland donc, demain, pour Wellington probablement, je veux prendre l'Overlander, le train de douze heures qui traverse toute l'île du Nord, à travers les volcanos etc. Ça doit être génial !
P.S. : Evidemment, je n'ai pas nagé avec les requins, je le ferai à mon retour, sur ma dernière semaine, là je ne suis pas encore dedans.
mardi 23 février 2010
Mercredi 24 février
Salut à tous,
Il est actuellement 8h40 (du matin donc) en ce mercredi que vous ne verrez pas avant une bonne nuit de sommeil.
Hier, la journée fut longue mais riche en événements.
J'ai trouvé une super attraction, qui n'existe que depuis moins d'un mois, et qui consiste à plonger avec des requins (dans une cage). Ok, le concept est quasi éculé, mais l'idée, c'est que ça ne coûte que 49 $ (prix de lancement!), c'est-à-dire moins de 30 euros !
Bon, vu le côté flou des explications de la brochure, je pense que ce n'est pas vraiment en mer et qu'on ne croise pas de requins blanc, ou tigre, ou citron ou autre monstre des mers. Donc je vais aller voir ça de plus près dans la journée...
Auckland est une ville amusante, vu qu'elle est constituée de plus de 40 volcans qui lui confèrent donc un relief assez particulier. Mais surtout, il y a assez peu de buildings et le peu que j'y ai vu pour le moment sont regroupés dans un seul quartier.
Les bars sont trop jolis ici, tout en bois et cuir, lumières sombres, ambiance tavernier sans tendresse, je veux vivre ici.
Mais le truc étrange, que j'ai appris à mes dépens hier après-midi, c'est que leurs cafés ferment super tôt. Ayant mangé léger à midi, j'ai voulu tenter le coffee-muffin vers 17h30... Ben niet, rien du tout! Soit c'est jour national et j'ai manqué de pot, soit (c'est ma théorie, à confirmer) dès la sortie de bureau c'est la bière qui prime.
Du coup je suis rentrée toute dépitée, je voulais un muffin!
Ai vu Diane donc, près de dix ans après, ce qui était bien cool: non seulement elle n'a absolument pas changé, mais c'était comme si on s'était quittées la veille. Oui, je sais, vivent les formules toutes faites, it's my pleasure.
On a apéroté/dîné dans un pub cosy (lumières tamisées voire éteintes), intimiste (je crois qu'on était les seules) et eco-friendly (la serveuse ne voulait pas nous servir, à bas la surconsommation!). Le plus drôle est tout de même qu'on a mis 25 mn pour y aller et 3 mn pour en revenir. Je crois que c'était ma soirée la plus fun depuis un moment!
Je vous raconterais bien, mais zavez qu'à venir la voir ici en fait, héhé.
Bon, c'est pas tout ça, mais les proprios m'ont encore volé mon briquet (cad que je l'ai perdu dans la chambre et que je ne le retrouve pas) donc je dois trouver un moyen de me venger vite et bien. Je prends toutes les idées...
Il est actuellement 8h40 (du matin donc) en ce mercredi que vous ne verrez pas avant une bonne nuit de sommeil.
Hier, la journée fut longue mais riche en événements.
J'ai trouvé une super attraction, qui n'existe que depuis moins d'un mois, et qui consiste à plonger avec des requins (dans une cage). Ok, le concept est quasi éculé, mais l'idée, c'est que ça ne coûte que 49 $ (prix de lancement!), c'est-à-dire moins de 30 euros !
Bon, vu le côté flou des explications de la brochure, je pense que ce n'est pas vraiment en mer et qu'on ne croise pas de requins blanc, ou tigre, ou citron ou autre monstre des mers. Donc je vais aller voir ça de plus près dans la journée...
Auckland est une ville amusante, vu qu'elle est constituée de plus de 40 volcans qui lui confèrent donc un relief assez particulier. Mais surtout, il y a assez peu de buildings et le peu que j'y ai vu pour le moment sont regroupés dans un seul quartier.
Les bars sont trop jolis ici, tout en bois et cuir, lumières sombres, ambiance tavernier sans tendresse, je veux vivre ici.
Mais le truc étrange, que j'ai appris à mes dépens hier après-midi, c'est que leurs cafés ferment super tôt. Ayant mangé léger à midi, j'ai voulu tenter le coffee-muffin vers 17h30... Ben niet, rien du tout! Soit c'est jour national et j'ai manqué de pot, soit (c'est ma théorie, à confirmer) dès la sortie de bureau c'est la bière qui prime.
Du coup je suis rentrée toute dépitée, je voulais un muffin!
Ai vu Diane donc, près de dix ans après, ce qui était bien cool: non seulement elle n'a absolument pas changé, mais c'était comme si on s'était quittées la veille. Oui, je sais, vivent les formules toutes faites, it's my pleasure.
On a apéroté/dîné dans un pub cosy (lumières tamisées voire éteintes), intimiste (je crois qu'on était les seules) et eco-friendly (la serveuse ne voulait pas nous servir, à bas la surconsommation!). Le plus drôle est tout de même qu'on a mis 25 mn pour y aller et 3 mn pour en revenir. Je crois que c'était ma soirée la plus fun depuis un moment!
Je vous raconterais bien, mais zavez qu'à venir la voir ici en fait, héhé.
Bon, c'est pas tout ça, mais les proprios m'ont encore volé mon briquet (cad que je l'ai perdu dans la chambre et que je ne le retrouve pas) donc je dois trouver un moyen de me venger vite et bien. Je prends toutes les idées...
lundi 22 février 2010
Jour 3 ou 4 depuis mon départ, selon l'hémisphère
Aujourd'hui mardi a été ma première journée constructive niveau boulot. C'est-à-dire que je suis sortie faire un bon tour du centre-ville, ce qui est un grand pas pour moi.
Déjà, gros soulagement, l'anglais kiwi n'est pas du tout aussi incompréhensible que se plaisent à le faire croire certains via des vidéos idiotes sur YouTube.
Comme je suis très impressionnable, j'ai regardé ça avec beaucoup d'attention avant le départ, et légèrement flippé de ne rien comprendre.
Donc ma plus grande crainte a disparu.
Après un copieux petit déjeuner éco-organico machin-truc au eco-friendly bed & breakfast, la patronne, Susan "call me Sue" Sweetman (authentique!) me propose de m'emmener visiter tous les endroits sympas d'Auckland en voiture.
Comme elle a une tendance naturelle à beaucoup parler, j'hésite une seconde mais, bon, je ne suis pas vraiment là pour les vacances et elle connaît très bien la région. Rendez-vous est donné pour jeudi, il faut donc que je liste les coins sympas à découvrir hors du centre-ville.
Dans la journée, comme d'habitude dans tous les pays du Commonwealth, j'ai failli mourir cent fois en essayant de traverser la rue. Ce qui est étrange, c'est, hormis la conduite à gauche, le fait que les piétons attendent à chaque fois pour traverser que le bonhomme soit vert. Ce qui te fait perdre généralement trente secondes de ton temps en plus à chaque croisement. Et il y en a plein. Sans parler des fois où tu t'es trompé et que tu reviens en arrière. Bref, maintenant je risque ma vie mais je traverse dès que le feu est rouge, rien à fichtre du bonhomme, je suis complètement irresponsable et totalement rebelle, que va-t-on faire de moi.
Plus sérieusement, je n'ai pas encore vu de flics jusque-là, mais j'espère qu'il n'y a pas d'amende pour ça. En même temps, je suppose que je le saurais bien assez tôt...
Sinon, en rentrant tout à l'heure, j'ai trouvé un superbe mot sur mon lit, voire Facebook, selon lequel je ne suis pas autorisée à fumer dans ma chambre. J'en ai déjà été informée hier puisque j'ai moi-même initialement demandé si je pouvais fumer sur la terrasse. Donc certaines de mes fringues puent certainement la clope (enfin, celles du voyage, les autres sont clean), mais de là à imaginer que j'ai pu fumer, il y a des limites. Et si elle ne supporte pas mon doux fumet smokey, j'arrête de fumer si elle fout dehors ses deux chiens et son cat.
Ce soir, à 19h, j'ai un autre appointment, autrement plus motivant, avec Diane, ex-Casadebaig et actuelle Clayton, pour découvrir Auckland by Night. J'ai bien hâte de voir sa petite tête, depuis le temps. Je mettrai des photos, of course, mais sur Facebook, car je n'ai pas accès à Picasa d'ici.
Il faut d'ailleurs que j'appelle Jean-Charles, le frère de Nath, qui va apparemment faire Auckland - une île dont je ne me souviens pas le nom à la nage, si c'est toujours d'actualité. La distance est approximativement de 4 km, si je ne dis pas de bêtises et, comme c'est dans un mois, il est hors de question que je rate ça !
Déjà, gros soulagement, l'anglais kiwi n'est pas du tout aussi incompréhensible que se plaisent à le faire croire certains via des vidéos idiotes sur YouTube.
Comme je suis très impressionnable, j'ai regardé ça avec beaucoup d'attention avant le départ, et légèrement flippé de ne rien comprendre.
Donc ma plus grande crainte a disparu.
Après un copieux petit déjeuner éco-organico machin-truc au eco-friendly bed & breakfast, la patronne, Susan "call me Sue" Sweetman (authentique!) me propose de m'emmener visiter tous les endroits sympas d'Auckland en voiture.
Comme elle a une tendance naturelle à beaucoup parler, j'hésite une seconde mais, bon, je ne suis pas vraiment là pour les vacances et elle connaît très bien la région. Rendez-vous est donné pour jeudi, il faut donc que je liste les coins sympas à découvrir hors du centre-ville.
Dans la journée, comme d'habitude dans tous les pays du Commonwealth, j'ai failli mourir cent fois en essayant de traverser la rue. Ce qui est étrange, c'est, hormis la conduite à gauche, le fait que les piétons attendent à chaque fois pour traverser que le bonhomme soit vert. Ce qui te fait perdre généralement trente secondes de ton temps en plus à chaque croisement. Et il y en a plein. Sans parler des fois où tu t'es trompé et que tu reviens en arrière. Bref, maintenant je risque ma vie mais je traverse dès que le feu est rouge, rien à fichtre du bonhomme, je suis complètement irresponsable et totalement rebelle, que va-t-on faire de moi.
Plus sérieusement, je n'ai pas encore vu de flics jusque-là, mais j'espère qu'il n'y a pas d'amende pour ça. En même temps, je suppose que je le saurais bien assez tôt...
Sinon, en rentrant tout à l'heure, j'ai trouvé un superbe mot sur mon lit, voire Facebook, selon lequel je ne suis pas autorisée à fumer dans ma chambre. J'en ai déjà été informée hier puisque j'ai moi-même initialement demandé si je pouvais fumer sur la terrasse. Donc certaines de mes fringues puent certainement la clope (enfin, celles du voyage, les autres sont clean), mais de là à imaginer que j'ai pu fumer, il y a des limites. Et si elle ne supporte pas mon doux fumet smokey, j'arrête de fumer si elle fout dehors ses deux chiens et son cat.
Ce soir, à 19h, j'ai un autre appointment, autrement plus motivant, avec Diane, ex-Casadebaig et actuelle Clayton, pour découvrir Auckland by Night. J'ai bien hâte de voir sa petite tête, depuis le temps. Je mettrai des photos, of course, mais sur Facebook, car je n'ai pas accès à Picasa d'ici.
Il faut d'ailleurs que j'appelle Jean-Charles, le frère de Nath, qui va apparemment faire Auckland - une île dont je ne me souviens pas le nom à la nage, si c'est toujours d'actualité. La distance est approximativement de 4 km, si je ne dis pas de bêtises et, comme c'est dans un mois, il est hors de question que je rate ça !
dimanche 21 février 2010
Enfin arrivée !
Bien arrivée, bien qu'on ait bien tenté de me perdre en Australie (l'insulte ultime) et que j'ai failli décéder de soif dans chaque avion. J'ai même fumé des clopes dans le pub irlandais de l'aéroport de Dubaï, l'établissement où, même si tu es fumeur, tu ne restes pas plus de 20 mn...
Pour la petite histoire, ma petite mamou m'avait amené ma montre, que j'ai refusé de prendre. N'ayant pas non plus pris mon portable, je n'ai aucun moyen de savoir l'heure qu'il est. Trop bien.
Idem, pas d'adaptateur, très malin pour bosser sur le MAC. Je vais m'en procurer de ce pas. Je commence à me demander si je ne suis pas tout simplement attardée.
Bref, à l'atterrissage à Auckland, on annonce quinze degrés, ce qui me fait un peu flipper, vu que j'ai déjà froid, et en fait, pas du tout, il fait 25, le temps est splendide et... les gens qui m'attendaient sont encore là.
Rien de surprenant si je n'avais pas eu, à force de formalités, deux heures et plus de retard. Bien sympa que des personnes que je n'ai jamais vues viennent me prendre à l'aéroport pour m'emmener à mon hôtel.
Du coup, je n'ai pas pu faire ce que j'avais à faire à l'aéroport (changer mes sous, checker l'office de tourisme etc.), mais je ne pouvais décemment les faire poireauter plus longtemps.
J'ai donc bien profité de la balade, vivent les collines vertes et les maisons pastel, je sens que ça va me plaire ici !
Je pense à vous, j'espère que le beau temps se maintient aussi à Paris.
Pour la petite histoire, ma petite mamou m'avait amené ma montre, que j'ai refusé de prendre. N'ayant pas non plus pris mon portable, je n'ai aucun moyen de savoir l'heure qu'il est. Trop bien.
Idem, pas d'adaptateur, très malin pour bosser sur le MAC. Je vais m'en procurer de ce pas. Je commence à me demander si je ne suis pas tout simplement attardée.
Bref, à l'atterrissage à Auckland, on annonce quinze degrés, ce qui me fait un peu flipper, vu que j'ai déjà froid, et en fait, pas du tout, il fait 25, le temps est splendide et... les gens qui m'attendaient sont encore là.
Rien de surprenant si je n'avais pas eu, à force de formalités, deux heures et plus de retard. Bien sympa que des personnes que je n'ai jamais vues viennent me prendre à l'aéroport pour m'emmener à mon hôtel.
Du coup, je n'ai pas pu faire ce que j'avais à faire à l'aéroport (changer mes sous, checker l'office de tourisme etc.), mais je ne pouvais décemment les faire poireauter plus longtemps.
J'ai donc bien profité de la balade, vivent les collines vertes et les maisons pastel, je sens que ça va me plaire ici !
Je pense à vous, j'espère que le beau temps se maintient aussi à Paris.
mardi 16 février 2010
Bula !
Eh oui, je sais bien, je pars avant tout en Nouvelle-Zélande mais il faut bien admettre que le "bienvenue" fidjien imprime une tonalité autrement plus exotique.
Donc bula à tous ceux qui souhaitent suivre mes fascinantes aventures à l'autre bout du monde, aux abords du degré 180, soit à l'exact opposé de notre bon vieux Greenwich.
Cette fois, je pars toute seule, comme un grand, histoire d'apprendre la vie à la dure.
Ici vous m'entendrez pleurer, râler, m'extasier, plus souvent me confondre dans un silence assourdissant, bref, faire exactement la même chose là-bas qu'à Paris. Le soleil en plus.
Je vous ai dit que j'allais au soleil ? Oui, là-bas il fait beau, chaud, les gens sont gentils, du moins c'est ce qu'on m'a dit.
Je pars donc avec une foule de préjugés primaires, et compte bien en ramener encore plein autres.
Donc bula à tous ceux qui souhaitent suivre mes fascinantes aventures à l'autre bout du monde, aux abords du degré 180, soit à l'exact opposé de notre bon vieux Greenwich.
Cette fois, je pars toute seule, comme un grand, histoire d'apprendre la vie à la dure.
Ici vous m'entendrez pleurer, râler, m'extasier, plus souvent me confondre dans un silence assourdissant, bref, faire exactement la même chose là-bas qu'à Paris. Le soleil en plus.
Je vous ai dit que j'allais au soleil ? Oui, là-bas il fait beau, chaud, les gens sont gentils, du moins c'est ce qu'on m'a dit.
Je pars donc avec une foule de préjugés primaires, et compte bien en ramener encore plein autres.
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